Fausses offres de télétravail en Suisse : les repérer (2026)

Avant de répondre
Un emploi à distance est une arnaque s'il vous demande de payer, de faire transiter de l'argent par votre compte bancaire ou de réexpédier des colis. En Suisse, ces offres prennent la forme de plateformes de missions, d'emplois d'agent financier et, plus rarement, de faux chèques. Un vrai employeur vous paie, rembourse vos frais professionnels comme la loi l'exige et n'a jamais besoin de votre compte pour son propre argent.
La plupart des conseils qu'on trouve sur le sujet sont écrits pour les États-Unis. Ils renvoient à la FTC ou au FBI et s'attardent sur les chèques, que les banques suisses ne voient presque plus. La situation suisse diffère sur trois points qui comptent : les arnaques empruntent désormais le nom de vraies entreprises suisses, le droit pénal suisse peut vous tenir pour responsable d'avoir transféré de l'argent même si vous ne saviez pas avec certitude d'où il venait, et c'est à votre police cantonale et à l'Office fédéral de la cybersécurité (OFCS), qui recense ces cas, que vous les signalez. Nous avons parcouru les mises en garde de l'OFCS de 2023 à 2026, des cas traités par les polices de Zurich et de Fribourg et les règles fédérales sur les salaires et les agences de placement, et nous les avons rangés dans l'ordre où vous les rencontreriez.
Ce que constatent les autorités suisses
En trois ans environ, ces arnaques sont passées du grossier au crédible. En 2023, l'OFCS décrivait la version ancienne : de faux emplois dans l'hôtellerie, publiés surtout sur des portails d'emploi italiens et grecs, pour lesquels on demandait aux candidats 300 à 1000 euros d'avance, soi-disant pour un permis de travail en Suisse ou une assurance maladie et accidents. Les variantes plus récentes commencent sur les réseaux sociaux, par e-mail ou sur des sites d'emploi, passent ensuite sur une messagerie comme WhatsApp et ne réclament de l'argent qu'une fois le « travail » commencé.
En juin 2025, l'OFCS a constaté une hausse des signalements de faux emplois proposant des tâches en ligne faciles et des horaires libres, souvent au nom d'enseignes comme Manor, Zalando ou About You. Une victime y a perdu près de CHF 80 000, presque toute sa fortune. En décembre 2025, la police cantonale zurichoise décrivait sur sa page de cas cybercrimepolice.ch (en allemand) des candidats qui avaient envoyé des copies de leur pièce d'identité et leurs coordonnées bancaires par chat, reçu un contrat d'apparence professionnelle et à qui l'on avait demandé d'ouvrir un nouveau compte bancaire ou un portefeuille crypto pour les paiements liés au poste.
La variante la plus récente, que l'OFCS a décrite en mars 2026, est la plus difficile à repérer. Les escrocs choisissent une entreprise bien réelle, inscrite au registre du commerce mais sans site web, lui créent un site à partir des données du registre et publient ses offres d'emploi sur des portails légitimes, et même dans des journaux papier.

Sur ces sites, les offres se trouvent derrière un mot de passe que les candidats ne reçoivent qu'en postulant, ce qui tient à l'écart quiconque voudrait vérifier, autorités comprises. On demandait aux candidats d'installer la messagerie Element et d'envoyer leur CV, leurs certificats de travail et leurs diplômes. Dans un cas, le prétendu employeur a demandé au candidat d'acheter des bons Cryptonow pour un montant pouvant atteindre CHF 2500, avec la promesse d'un remboursement plus tard. Selon l'OFCS, le but final n'est pas encore tout à fait clair, mais les escrocs repartent de toute façon avec un dossier complet de documents personnels.
En juin 2026, l'OFCS mettait en garde les demandeurs d'emploi contre trois autres ruses : une fausse fenêtre de connexion déguisée en invitation de calendrier pour un entretien téléphonique, une annonce se faisant passer pour une « aide sociale suisse » qui proposait de traiter des colis depuis chez soi et réclamait des photos de pièces d'identité et l'adresse du domicile, et un recruteur sur LinkedIn dont le test de programmation installait un logiciel malveillant.
Pour donner un ordre de grandeur : la police a enregistré en Suisse 54 247 infractions de cybercriminalité économique en 2025, avec 36 572 personnes lésées, selon l'Office fédéral de la statistique. Ces chiffres couvrent toutes les formes de fraude en ligne, et seulement les cas parvenus à la police ; les faux emplois n'y sont pas comptés à part. Derrière toute cette diversité, pourtant, l'argent ne circule que de trois façons.

Comment fonctionne l'arnaque aux missions
Une arnaque aux missions vous paie en chiffres sur un écran et vous fait payer en argent bien réel. Le travail est celui que l'OFCS cite encore et encore : rédiger des avis, acheter des produits, recommander des articles de mode, tester des applications. Une fois recruté, vous êtes envoyé sur une plateforme censée gérer votre salaire et vos primes. Vos gains y sont crédités, et nulle part ailleurs.
Les descriptions de l'OFCS de 2023 et de 2026 montrent la suite. Les missions gratuites s'épuisent vite. Pour continuer sans attendre, on vous propose de payer de petits frais pour en obtenir d'autres. Quand vous voulez retirer ce que vous avez gagné, de nouveaux frais apparaissent, puis d'autres encore, jusqu'à ce que vous arrêtiez. Dans une variante, vous pouvez d'abord retirer de petites sommes, ce qui installe la confiance. Puis on vous explique que votre bénéfice est trop faible pour un « super bonus » à moins de déposer votre propre argent, pendant que de faux collègues, dans un groupe WhatsApp, vantent les énormes bonus qu'ils ont touchés. Chaque dépôt n'atterrit que sur le faux solde, et les exigences augmentent à chaque tour.
Le cas des CHF 80 000 de 2025 a suivi ce scénario. On avait proposé à la victime un travail à distance pour une prétendue agence de voyages : composer des forfaits de voyage contre commission. Les commissions s'affichaient sur la plateforme, mais impossible de les retirer. Chaque tentative exigeait un versement pour « activer » le paiement, et chaque versement entraînait de nouveaux frais. Cela a duré cinq mois. Une autre fausse plateforme, censée servir à évaluer des applications, prétendait payer en cryptomonnaie.
Un premier petit versement ne prouve donc rien. Il fait partie du piège, et c'est lui qui pousse les gens à payer les montants plus importants qui suivent. Le deuxième type de faux emploi, lui, ne vous demande jamais d'argent : il emprunte votre compte bancaire.
Agent financier : quand le travail, c'est votre compte
Dans un emploi d'agent financier, de l'argent d'inconnus arrive sur votre compte, vous gardez une petite commission et vous virez le reste, souvent à l'étranger. La page de l'OFCS sur les agents financiers précise que cet argent provient presque toujours d'activités illégales. La police cantonale fribourgeoise, qui parle de money mules, décrit les annonces : des offres alléchantes sur des plateformes en ligne et des sites de petites annonces, pour des postes d'agent financier qui ne demandent ni formation ni compétences particulières.
C'est l'arnaque où vous risquez la justice, pas seulement une perte. L'article 305bis du Code pénal suisse punit quiconque entrave l'identification de l'origine de valeurs patrimoniales dont il « sait ou doit présumer » qu'elles proviennent d'un crime. La peine va jusqu'à trois ans de prison ou une peine pécuniaire, et jusqu'à cinq ans dans les cas graves. Tout est dans le « doit présumer » : la loi ne demande pas seulement si vous saviez, mais aussi si vous auriez dû vous douter. Un emploi qui vous paie pour faire circuler l'argent d'inconnus est exactement le genre de situation où la question se pose.
Ce n'est pas théorique. Lors d'une action européenne contre les agents financiers à l'automne 2018, coordonnée par Europol et, pour la Suisse, par l'Office fédéral de la police (fedpol), dix polices cantonales y ont pris part. La police cantonale zurichoise a, à elle seule, identifié 31 agents financiers (communiqué en allemand) qui avaient fait transiter plus de CHF 650 000 pour des groupes criminels, et ouvert contre eux des procédures pour complicité de blanchiment d'argent. Ils avaient été recrutés avec la promesse d'un salaire élevé, de télétravail et d'horaires libres, via des sites d'emploi ordinaires et de faux sites d'entreprises. Le conseil de la police à l'époque reste valable : un vrai employeur vous invite en général à un entretien et ne vous demande jamais votre compte privé pour gérer ses paiements. Une ligne de ces conseils résume tout : Verzichten Sie im Zweifelsfall!, « dans le doute, renoncez ».
Deux variantes fonctionnent de la même façon. Dans la première, de l'argent arrive sur votre compte sans que vous l'attendiez, puis quelqu'un prétend qu'il s'agit d'une erreur et vous demande de le renvoyer. Dans la seconde, vous recevez et réexpédiez des colis plutôt que de l'argent. L'OFCS rattache ces emplois de réexpédition de colis à la dissimulation de marchandises obtenues illégalement, et avertit que les copies de pièces d'identité récoltées en chemin peuvent servir à commander des objets de valeur avec des cartes de crédit volées.
Les faux chèques, et pourquoi vous en verrez rarement ici
Les guides américains consacrent beaucoup de place aux faux chèques. En Suisse, ils sont rares : l'OFCS notait en 2024 n'avoir reçu jusque-là qu'un seul signalement d'escroquerie au chèque depuis le début de l'année, parce que les chèques ne sont presque plus utilisés ici. Le mécanisme est simple. Vous recevez un chèque supérieur à ce qui vous est dû, et on vous demande de rembourser la différence avant qu'il soit encaissé. La page de l'OFCS sur l'escroquerie par trop-payé avertit qu'une banque peut mettre plusieurs semaines à confirmer qu'un chèque est couvert, et qu'en règle générale c'est vous qui répondez envers la banque s'il ne l'est pas.
Les versions suisses gardent l'idée et remplacent le chèque : des bons à acheter maintenant contre la promesse d'un remboursement plus tard, comme dans le cas Cryptonow, ou du matériel que vous payez vous-même avec la promesse d'être remboursé. Le droit suisse du travail fait de cette seconde demande un signal d'alerte à elle seule. Selon le Code des obligations, votre employeur doit, sauf accord ou usage contraire, vous fournir les instruments de travail et les matériaux dont vous avez besoin (article 327). Il doit aussi vous rembourser tous les frais imposés par l'exécution du travail (article 327a), et un accord qui vous les ferait supporter vous-même est nul. Notre article sur les frais de télétravail à la charge de l'employeur explique ce que cela signifie pour un bureau à la maison. Pour repérer une arnaque, la règle suffit : un vrai employeur ne vous fait pas payer pour commencer à travailler. Reste à savoir ce qu'un vrai emploi peut vous coûter.
Ce qu'un vrai emploi peut vous coûter d'avance
Côté employeur, rien. Côté agence de placement, très peu, et seulement aux conditions fixées par la loi. La loi sur le service de l'emploi (LSE) permet à une agence privée de vous facturer une taxe d'inscription et une commission de placement, mais la commission n'est due que lorsque le placement a abouti à un contrat de travail. L'ordonnance sur les émoluments plafonne les deux : la taxe d'inscription à 45 francs, perçue une seule fois par ordre de placement, et la commission à 5 % du premier salaire annuel brut, TVA en sus.

Les agences qui placent régulièrement des personnes ont besoin d'une autorisation de l'office cantonal du travail, et en plus d'une autorisation du Secrétariat d'État à l'économie (SECO) si elles placent des personnes depuis ou vers l'étranger. Placer des personnes sans autorisation est passible d'une amende pouvant aller jusqu'à 100 000 francs. Le SECO et les cantons tiennent un répertoire des agences autorisées qui compte plus de 7400 entreprises : vous pouvez donc vérifier si un « recruteur » qui réclame des frais dispose bien d'une autorisation.
Face à ces limites, tous les frais que réclame un faux emploi sortent du cadre : des « frais de dossier » avant tout contrat, un permis payé à un inconnu, un bon qui vous sera remboursé, un dépôt pour débloquer votre salaire. Si quelqu'un veut votre argent avant votre première fiche de salaire, vous avez votre réponse. Les cas plus délicats sont les offres qui ne demandent pas encore d'argent, et c'est là que les signaux d'alerte ci-dessous vous aident.
Les signaux d'alerte, dans l'ordre où ils apparaissent
Une arnaque montre rarement tous les signes à la fois, et ceux-ci apparaissent à peu près dans cet ordre, de la première annonce au premier paiement. Ils sont tirés des mises en garde de l'OFCS et des deux cas de police cités plus haut.
- Le salaire ne correspond pas au travail. Des gains anormalement élevés pour des avis, des tests d'applications ou des tâches « flexibles » à domicile.
- La conversation change de canal. Le contact commence sur un site d'emploi ou un réseau social, puis passe sur WhatsApp, Telegram ou Element.
- Il n'y a pas de véritable entretien. Juste un chat, ou un « appel » qui se transforme en page de connexion.
- Les documents passent avant l'offre. L'OFCS conseille de ne transmettre copies de pièce d'identité et coordonnées bancaires qu'après une confirmation d'embauche.
- On vous demande d'ouvrir un nouveau compte ou un portefeuille crypto pour les paiements liés au poste.
- L'argent arrive avant le travail, ou on vous demande de transférer de l'argent ou des colis.
- Vous payez pour travailler. Frais, dépôts, bons, frais d'« activation » ou de « déblocage ».
- Votre salaire n'existe que sur un site. Le droit suisse prévoit que le salaire est payé en monnaie ayant cours légal, sauf accord contraire, avec un décompte écrit.
- Le site de l'entreprise n'existe que depuis quelques jours, ou sa page emploi exige un mot de passe.
- Un test vous demande d'exécuter du code tiré d'un dépôt privé, ou de coller une commande.
Un signe isolé peut avoir une explication innocente. Deux ou trois ensemble, et surtout toute demande d'argent ou d'accès à votre compte, doivent mettre fin à l'échange.
Comment vérifier une offre qui pourrait être réelle
La meilleure vérification vous coûte un coup de fil. Trouvez vous-même le site officiel de l'entreprise, sans passer par le lien du message, et appelez le numéro qui y figure pour demander si le poste existe. C'est le conseil de l'OFCS lui-même, et il vaut mieux que de passer des heures à lire une annonce entre les lignes.
Méfiez-vous du registre du commerce. Une inscription prouve qu'une entreprise existe, pas qu'elle a publié l'offre. L'arnaque de 2026 reposait justement sur des entreprises inscrites qui n'avaient pas de site web à elles : une vraie inscription au registre, plus un site tout neuf, plus un contact uniquement par messagerie, c'est le schéma à surveiller, pas une garantie. Pour les agences, le répertoire du SECO indique si elles ont une autorisation.
Si l'offre passe ces vérifications, demandez un entretien par téléphone ou en vidéo avec une personne nommée, et un contrat écrit qui indique l'employeur et votre salaire en francs. Si l'autre partie refuse, ou commence à vous presser, vous avez votre réponse.
Si vous avez déjà répondu, payé ou transféré de l'argent
Agissez le jour même. Arrêtez tous les paiements et transferts, et cessez de répondre. La police fribourgeoise conseille, si vous êtes en train de transférer de l'argent, de simplement cesser et d'invoquer des problèmes administratifs ou techniques pour justifier le retard plutôt que de discuter.
Appelez votre banque immédiatement. Selon l'OFCS, une banque peut parfois stopper un paiement si vous réagissez vite. La police zurichoise conseille de faire bloquer tous les comptes et cartes concernés et de changer tous les mots de passe utilisés pour la candidature ou pour l'e-banking. Un court message vous aide à ne rien oublier sous le stress :
Je souhaite signaler une possible fraude sur mon compte [IBAN]. Le [date], j'ai reçu CHF [montant] de [expéditeur], et le [date], j'ai versé CHF [montant] à [destinataire] à la demande d'un prétendu employeur. Merci de bloquer tout virement en attente, ainsi que le compte et la carte si nécessaire, et de me dire ce dont vous avez besoin pour ma plainte à la police.
Gardez tout : l'annonce, les e-mails, les conversations, les contrats, des captures d'écran de la plateforme et vos justificatifs de paiement. Signalez ensuite les faits à votre police cantonale ; la police zurichoise demande d'appeler avant de passer déposer plainte, et l'OFCS renvoie à Suisse ePolice pour trouver le poste de police le plus proche. Portez plainte même si vous avez vous-même transféré de l'argent. L'OFCS le dit clairement : une personne qui a servi d'agent financier sans le vouloir doit quand même dénoncer l'infraction à la police. Vous pouvez aussi faire un signalement à l'OFCS via son formulaire en ligne ; lorsqu'un numéro de compte (IBAN) a été utilisé de façon abusive, l'OFCS peut le transmettre aux autorités de poursuite pénale.
Attendez-vous ensuite à une deuxième tentative. Les escrocs reviennent vers les personnes qui ont déjà perdu de l'argent avec de fausses offres de récupération, et l'OFCS avait reçu 462 signalements de ces arnaques à la récupération en 2025 à fin décembre, contre 91 sur toute l'année précédente. Ces escrocs promettent de vous rendre votre argent contre une avance de frais, parfois en se faisant passer pour Europol, Interpol ou l'OFCS lui-même, ou en se servant de l'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA) comme appât. Le conseil de l'OFCS est court : ne payez jamais d'avance pour récupérer de l'argent perdu.
Trouver un vrai emploi à distance
À côté des arnaques, les vrais emplois à distance paraissent bien ternes : un employeur identifiable, que vous pouvez appeler, un contrat, un salaire en francs et un entretien avec une vraie personne. Les offres ci-dessus permettent de comparer ce que contient une offre authentique. Si vous travaillez dans la tech, nos offres en génie logiciel sont un autre point de départ, et la même règle vaut pour chacune d'elles : vous ne devriez jamais avoir à payer, à transférer ou à installer quoi que ce soit pour être embauché.
Questions fréquentes
- Un recruteur qui me contacte sur LinkedIn peut-il être un escroc ?
- Oui. En juin 2026, l'OFCS a décrit le cas d'un informaticien approché pour un poste, parfois depuis un profil piraté mais crédible. Pour le test technique, il devait exécuter des commandes tirées d'un dépôt GitHub privé, et ce code installait un logiciel malveillant qui récupère les identifiants enregistrés, les cookies du navigateur et les portefeuilles de cryptomonnaies. N'exécutez jamais de code ni de commandes venant de quelqu'un que vous n'avez pas vérifié, et arrêtez tout si votre antivirus ou votre navigateur vous avertit.
- De l'argent est arrivé sur mon compte par erreur et on me demande de le renvoyer : que faire ?
- N'envoyez rien et coupez tout contact. L'OFCS décrit ce cas comme une variante de l'arnaque à l'agent financier : l'argent vient d'une victime, et en le transférant vous devenez un maillon de la chaîne. Signalez plutôt la transaction à votre banque et à la police.
- Un salaire en cryptomonnaie est-il légal en Suisse ?
- Le Code des obligations prévoit que le salaire est payé en monnaie ayant cours légal, sauf accord ou usage contraire, et que vous recevez un décompte. Un salaire en crypto n'est donc pas interdit en soi, mais il est inhabituel. Un emploi où votre salaire n'existe que comme solde sur un site, et où vous devez verser des cryptos pour le récupérer, correspond au schéma de l'arnaque aux missions.
- Une offre d'emploi publiée sur un grand site d'emploi ou dans un journal est-elle fiable ?
- Pas pour cette seule raison. En 2026, l'OFCS a trouvé de fausses annonces sur des portails d'emploi légitimes et, pour la première fois, dans les pages emploi de journaux papier. L'endroit où paraît une annonce ne dit rien de la personne qui l'a publiée. Vérifiez vous-même l'entreprise, avec un numéro trouvé sur son propre site, en ligne depuis longtemps, avant d'envoyer vos documents.
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